Visites de la mémoire
L'intolérance et l'exclusion peuvent conduire aux pires atrocités. La Belgique en fut témoin. La Province y sensibilise les élèves du secondaire en leur faisant découvrir, là où elles furent pratiquées, les horreurs du régime nazi.
Le fort de Breendonk
Situé entre Bruxelles et Anvers, le fort militaire de Breendonk fut réquisitionné par l'occupant allemand dès le début de la seconde guerre mondiale. Plus de 3.500 personnes y furent emprisonnées. Des centaines d'entre elles moururent sur place, des suites des tortures qui leur étaient infligées. De nombreuses autres furent envoyées en Allemagne. Beaucoup n'en revinrent pas.
A la fin de la guerre, il fut transformé en mémorial. Aujourd'hui encore, il perpétue le souvenir et sensibilise les jeunes aux valeurs, aussi belles que fragiles, de démocratie.
La Province finance et organise des visites du fort pour près d'un millier d'élèves de 5èmes et 6èmes secondaires du Brabant wallon. Confrontés aux abominations commises il y a 60 ans, ils découvrent (ou voient confirmées) les horreurs auxquelles l'intolérance peut mener.
Dans la mesure du possible, la Province convie aussi d'anciens combattants à ces visites. Pour mieux faire comprendre les dangers induits par la montée des extrémismes.
Le musée juif de la déportation et de la résistance
La visite de Breendonk est complétée par celle du musée juif de la déportation et de la résistance à Malines. Il est implanté dans un autre lieu chargé d'histoire et d'émotion : la caserne Dossin.
C'est là que, d'août 1942 à juillet 1944, les nazis rassemblaient les Juifs. 25.000, dont 5.430 enfants, y ont transité. Avant d'être déportés vers Auschwitz-Birkenau.
95% n'en sont jamais revenus.
Inauguré en 1995 par Sa Majesté le Roi Albert II, le musée détaille notamment le contexte dans lequel l'idéologie nazie s'est développée et installée.





