[Actualités] La réforme des provinces et la surpopulation carcérale au menu des vœux 2026
Description: **Lors de la Mercuriale du Gouverneur et des Vœux du Collège provincial qui se sont déroulés au Château de La Hulpe, le Gouverneur Gilles Mahieu a dénoncé la surpopulation carcérale, tandis que le Président du Collège provincial Tanguy Stuckens, a évoqué la réforme des provinces voulue par la Région wallonne.**
Devant les représentants du Brabant wallon, Tanguy Stuckens a choisi une métaphore culinaire au sujet de la lasagne institutionnelle belge : «Tout bon cuisinier sait qu’on ne transforme pas une lasagne en en retirant simplement une couche sans tenir compte de l’équilibre global du plat. Supprimer une élection, remplacer une institution par une autre entité quasi identique et faire peser cette nouvelle entité sur les épaules communales ne simplifierait rien. Cela constituerait même un recul démocratique majeur» a indiqué Tanguy Stuckens, qui a relevé néanmoins «des ingrédients positifs et rassurants dans le menu», comme le maintien des missions essentielles de services publics et de l’emploi provincial, la neutralité fiscale pour le citoyen wallon et la neutralité budgétaire pour chaque commune.
Le Président du Collège provincial a prévenu qu’il serait attentif au respect de ces balises et qu’il n’était pas fermé à l’idée d’une réforme : «Nous ne défendons pas l’institution pour l’institution. Nous défendons un outil au service du territoire. Nous n’avons pas été élus pour éteindre les lumières provinciales et claquer la porte en partant. Notre responsabilité est de veiller à ne pas casser ce qui fonctionne, à ne pas fragiliser la dynamique de notre territoire, à ne pas abîmer la cohésion de notre Brabant wallon, à ne pas affaiblir nos 27 communes qui sont en première ligne face à une augmentation croissante de leurs charges. Notre rôle, c’est de parvenir à réinventer un modèle qui soit à la hauteur de nos ambitions collectives.»
Dans sa mercuriale 2026, le Gouverneur du Brabant wallon, Gilles Mahieu, a tiré la sonnette d’alarme sur la surpopulation carcérale, lui qui est amené, du fait de ses fonctions, à visiter au moins une fois par an les prisons du territoire : «Alors qu’on sait qu’en temps normal, la récidive atteint déjà 70 % parmi les personnes qui sortent de prison, mesure-t-on les risques en laissant la surpopulation s’aggraver ?»
Gilles Mahieu a rappelé que l’entièreté du secteur de la Justice doit être soutenu, après avoir dénoncé «le sous‑financement chronique, la pénurie de personnel dans la magistrature et les greffes, la dégradation des infrastructures ou encore les retards dans la numérisation.»
Les discours sont disponibles dans leur intégralité