[Dans vos communes] L’EVRAS abordé par les services de Promotion de la Santé à l’Ecole, comment ça se passe ?
Description: **Cette thématique fait partie intégrante des missions du service provincial de promotion de la santé à l’école. Avec des animations appropriées à chaque catégorie d’âge, le dialogue et le respect de soi et des autres, le message passe parfaitement.**
Les médecins, infirmières et assistants sociaux du Service provincial de promotion de la santé à l’école (PSE) se rendent dans certaines classes et proposent des animations collectives sur la thématique de l'éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle (EVRAS). Emilie Van Der Schueren, infirmière au PSE se rend régulièrement en troisième maternelle pour évoquer l’expression des émotions, mais aussi le consentement, c’est-à-dire, répondre oui ou non à une demande formulée. Cela peut être un bisou, une aide pour s’habiller, prendre son bain… Les enfants sont invités à s’exprimer après avoir regardé tous ensemble, avec l’animatrice, le livre illustré « La Porte » qui parle d’un petit porcelet qui prend son bain et qui est sans cesse dérangé dans la salle de bain. « Les petits de maternelle apprennent qu’un « oui », un jour peut être un « non » le lendemain et que le « non » doit être respecté », explique Emilie.
En sixième primaire, grâce au jeu Tom et Léa, Virginie Copette, infirmière au PSE, évoque la puberté et les changements physiques qu’elle entraîne chez les filles et chez les garçons. « Les enfants sont invités à pointer les différences et les similitudes entre filles et garçons. C’est l’occasion d’aborder la transpiration et donc l’hygiène, l’acné et les règles. », explique l’infirmière. Là encore les animateurs répondent aux questions des élèves. « J’ai souvent des questions sur la grossesse, les jumeaux… » indique Virginie Copette. « Chaque animation est différente d’une classe à l’autre. Et tous les enfants savent qu’ils peuvent aussi nous poser des questions individuelles, après l’animation ou lors des bilans de santé » complète Lise Maskens, médecin responsable du PSE.
En deuxième secondaire, le thème de la contraception est évoqué en collaboration avec le planning familial. Enfin, en quatrième secondaire, le jeu « Frasbee » permet de susciter la discussion sur des thèmes comme les relations aux autres, le consentement, la contraception ou encore les infections sexuellement transmissibles (IST). Le jeu est basé sur des phrases destinées à ouvrir le débat », comme « dans un couple, il n’y a pas de secret », « les poils, c’est parfois sexy » ou encore « la capote c’est l’affaire des mecs. » Là aussi, l’idée est de susciter le dialogue entre les élèves encadrés par l’animatrice.
« A noter que les élèves de l’école provinciale des métiers de Nivelles (EPM) ne sont pas oubliés, précise le Docteur Lise Maskens. Il existe des outils particuliers pour les élèves de l’enseignement spécialisé : on raconte une histoire, on leur propose de choisir des objets puis d’en discuter, on rappelle le cadre aussi par rapport à la nudité, par exemple. »
Dans tous les cas, le maitre-mot est le respect de soi et des autres.
Pour rappel, le Service provincial de promotion de la santé à l’école (PSE) regroupe 5 centres situés à Tubize, Nivelles, Wavre, Ottignies et Jodoigne. Ces centres comptent des équipes pluridisciplinaires : médecins, infirmières, assistants sociaux et secrétaires. Au total, une équipe constituée d’une trentaine de personnes accompagne 24.000 élèves de maternelle, primaire, secondaire, en alternance, de l’enseignement spécialisé et de l’enseignement supérieur.
Le PSE exerce quatre missions principales : il y a d’abord le suivi médical des élèves, c’est-à-dire les bilans de santé (test de la vue, de l’audition, mesure de la taille, du poids…) et les rappels de vaccination (rougeole, papillomavirus…). Ce qu’on a encore l’habitude d’appeler la traditionnelle visite médicale.
Une autre mission du service provincial PSE concerne le dépistage et la lutte contre les maladies transmissibles (poux, méningite, coqueluche, tuberculose…). Dans le cadre de la crise COVID, cette mission s’est intensifiée. Les PSE étaient en première ligne et ont été d’une grande aide pour gérer le dépistage, la prise en charge des cas COVID et la communication.
La troisième mission concerne le recueil d’informations sanitaires qui sont collectées anonymement dans le cadre des bilans de santé.
Enfin, la dernière mission des PSE concerne le soutien et le développement de programmes de promotion de la santé à l’école. Le service PSE du Brabant wallon a pour objectif de rendre l’élève acteur de sa santé. Pour y parvenir, le PSE du Brabant wallon a notamment réalisé l’outil "Mon école en santé" qui permet aux enseignants du fondamental d’aborder des thèmes en lien avec la santé, grâce à des fiches thématiques. Le document aborde six thèmes : l’alimentation, la santé mentale, la sécurité, l’hygiène et la condition physique, ainsi que l’EVRAS (l'éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle).