[Ils font le BW] Du réconfort, grâce aux animaux
Description: **Les canards, poussins, lapins, brebis et l’âne de la Grange Vadrouille ont passé une journée avec les résidents de Farra Clerlande, un service d’accueil résidentiel pour des adultes atteints de déficience mentale sévère associée à un handicap physique ou sensoriel.**
«Quelle bonne idée d’amener des animaux ici !». Les familles et les résidents de Farra Clerlande ont apprécié la présence de la Stéphanoise Charlotte Simonis et des animaux de la Grange Vadrouille dans le jardin de l’institution, en août dernier. Depuis presque 40 ans, Farra Clerlande accueille 55 résidents : des adultes polyhandicapés et autistes, à deux pas du Bois de Lauzelle à Ottignies. Et La présence des animaux a eu un impact direct sur l’humeur des résidents âgés de 18 à 74 ans. «Certains viennent dans le jardin, alors qu’ils ne sortent presque jamais d’habitude, précise Sabine, coordinatrice des ateliers à Farra Clerlande. Une jeune femme était en larmes ce matin et depuis qu’elle a vu les animaux, son humeur a changé complètement.»
Fiona, Christine, Laurent et les autres ont en effet pu prendre un lapin dans leurs bras, des poussins d’à peine quelques jours sur leurs genoux, brosser l’âne Pépinot, regarder les canards se lisser les plumes ou s’asseoir dans l’herbe aux côtés de la brebis Marguerite.
«L’idée de la Grange Vadrouille est née car nous avions des animaux à la maison. Et je me suis dit pourquoi ne pas permettre à d’autres personnes de partager ces moments avec nos animaux.», indique Charlotte Simonis, infirmière de profession, qui a eu le déclic, après avoir vu sa voisine trouver la force de marcher pour donner à manger aux animaux. «Se mettre en mouvement pour l’animal, c’est cette dynamique qui me fascine, indique cette habitante de Court-Saint-Etienne. Le toucher est important pour les résidents, dont la plupart ne parlent pas, mais plus encore le fait de prendre soin de l’animal, d’être utile. Pendant ces contacts, il se passe des choses qu’on ne maîtrise pas».
La magie opère entre les résidents et les animaux, dans le respect de l’animal. «Je prends des animaux qui ne sont pas stressés. En maison de repos, pour rencontrer les résidents qui ne peuvent pas quitter leur chambre, Pépinot et Marguerite prennent l’ascenseur avec moi, car ils me font confiance», indique Charlotte. «Et l’animal a toujours un espace pour s’éloigner s’il en éprouve le besoin. Enfin, ces visites ont lieu environ une fois par semaine. Le reste du temps, ils sont en prairie.»
Le rêve de Charlotte Simonis ? Installer ou soutenir l'installation de petites fermes dans les centres pour personnes âgées, personnes porteuses de handicaps ou des personnes dans un processus de revalidation «car je suis convaincue des bienfaits de la dynamique qu'entraine la présence des animaux». En attendant, Charlotte Simonis emmène ses animaux à la rencontre de nombreux aînés. La Grange Vadrouille s’arrête régulièrement dans les maisons de repos du Brabant wallon. «En plus du contact physique, l’animal réveille de nombreux souvenirs chez les personnes âgées.»