[Ils font le BW] InMersiv : la technologie 4D pour réduire le mal-être
Description: Fondée en 2021 à Waterloo par Maxime Jacobs et Diana Borcescu, la société InMersiv Technologies a développé Sam Therapy. Cet outil thérapeutique innovant se présente comme une capsule interactive dotée de cinq surfaces d’affichage (4 murs et le sol) qui offrent une vision à 360°.
L’utilisateur se retrouve immergé dans un environnement virtuel avec lequel il peut interagir par le biais de capteurs qui réagissent à ses mouvements : pas besoin, donc, de manette, casque 3D ou autres accessoires. L’immersion est rendue plus complète encore par un dispositif permettant de sentir le vent et par un système sonore réaliste et directionnel, la «4e dimension» (si l’utilisateur voit des oiseaux à sa droite, il les entendra à droite, etc.). Différents environnements sont proposés : un parc bruxellois, un désert, le pont d’un bateau depuis lequel on peut «plonger» vers les fonds marins…
Véritable prouesse technologique, le SAM (pour «Système Autonome Multisensoriel») est conçu pour augmenter le bien-être en réduisant le stress et l’anxiété. «L’idée nous est venue en réalisant un documentaire sur des patients en psychiatrie qui interagissaient avec des robots sociaux. Cela procurait du bien-être aux patients, au point de pouvoir réduire leur charge médicamenteuse. Nous avons pensé à pousser plus loin le concept en créant un environnement virtuel qui aurait les mêmes effets. Au départ nous destinions ce dispositif à une utilisation dans les maisons de repos pour des résidents atteints de troubles neurocognitifs majeurs, ou simplement isolés en raison d’une rupture des liens familiaux ou d’une perte de mobilité. Des études préliminaires nous ont révélé un champ d’application bien plus étendu, en psychiatrie par exemple, ou en pédiatrie dans la prise en charge de l’autisme» nous explique Diana Borcescu.
Grâce à deux levées de fonds et un soutien de la Région wallonne, la start-up est parvenue à mettre au point son prototype, et les commandes ne se sont pas fait attendre. Paradoxalement, le premier client d’InMersiv n’avait rien à voir avec le milieu médical, mais plutôt avec la culture : le Centre de Culture scientifique de l’ULB. «L’université a pour projet d’utiliser le SAM dans différents domaines, notamment la formation en médecine en rapport avec la motricité, mais aussi dans la sensibilisation scientifique… Un deuxième SAM est installé à la Faculté des Sciences de la Motricité. Collaborer avec l’ULB nous permet de recevoir un feedback sur leurs recherches, ce qui est, pour nous, très inspirant. Plusieurs mémoires d’étudiants consacrés au SAM sont d’ailleurs en cours d’écriture ! », continue Diana.
D’autres SAM ont, depuis, été installés dans diverses institutions : à l’hôpital Erasme, pour le traitement des troubles de la mémoire, mais aussi dans une maison de repos bruxelloise ou encore au Monde d’Ayden, un centre de loisirs inclusif situé à Nivelles qui accueille des enfants porteurs ou non d’un handicap, avec des environnements plus dynamiques et adaptés aux enfants comme, par exemple, le monde de la préhistoire et des dinosaures.
Et l’avenir ? Il s’annonce plein de nouveaux défis pour InMersiv : «Nous avons beaucoup de demandes du milieu hospitalier en Suisse, où nous collaborons avec des partenaires locaux. Au niveau technique, nous améliorons sans cesse le système avec un important focus sur la maintenance et la mise à jour à distance, qui doivent être standardisées en prévision de la croissance d’InMersiv et de l’implantation des SAM de plus en plus loin, en Suisse d’abord et, nous l’espérons, dans d’autres pays européens» nous expose Maxime Jacobs.
Pour faire connaître leur invention et décider les investisseurs potentiels, le tandem à la tête d’InMersiv a franchi récemment une étape importante : l’installation de leur propre SAM à Bruxelles, afin que chacun puisse tester personnellement le dispositif.
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