[Ils font le BW] Le Répit des Censes offre une pause aux enfants en difficulté
Description: Fondée en 2021 à Sart-Dames-Avelines (Villers-la-Ville) par Vanessa Frère et Stéphanie Ghigny, deux éducatrices diplômées, le Répit des Censes accueille des enfants et adolescents en difficulté. Au contact de la nature et des animaux, ils se ressourcent, se socialisent et prennent de la distance avec les problèmes qui les tourmentent.
Installée dans une ancienne brasserie au milieu de la campagne verdoyante de Sart-Dames-Avelines, l’ASBL « Le Répit des Censes » a pu bénéficier de l’aide du Brabant wallon et de la Fondation Roi Baudouin pour aménager ses locaux. De nombreux animaux sont présents, la plupart recueillis dans des refuges ou auprès de particuliers : poules, lapins, chèvres… Des poneys aussi, qui gambadent dans la ferme familiale qui jouxte les locaux de l’ASBL.
Depuis l’an dernier, le Répit des Censes accueille des groupes d’enfants et d’ados en difficulté et leur offre le répit dont ils ont besoin. L’ASBL s’adresse ici à des enfants, de primaire jusqu’à la première humanité, qui n’ont plus de place dans les écoles ni dans les centres de jours. Des enfants en décrochage scolaire, atteints de problèmes psychologiques, ou qui ont un comportement violent car ils n’arrivent pas à gérer leurs émotions. Le contact avec les animaux permet de diminuer les tensions qu’ils vivent au quotidien. Ils se resocialisent, retrouvent confiance en eux. A travers l’interaction avec l’animal, qui demande de la douceur et du calme, ils comprennent mieux comment gérer leurs relations avec les autres enfants.
« Nous travaillons toutes deux depuis longtemps dans des Services Résidentiels pour Jeunes (SRJ), où nous accompagnons des enfants qui présentent des troubles du comportement. Amoureuses de la nature et des animaux, nous avons cherché comment les associer à notre travail et avons abouti à ce projet, pour lequel le Brabant wallon nous a beaucoup aidées et soutenues. Le projet est né avant la crise du Covid, mais celle-ci l’a rendu d’autant plus utile et nécessaire, le confinement ayant provoqué une désocialisation chez de nombreux jeunes », nous expliquent Stéphanie Ghigny et Vanessa Frère.
Le Répit des Censes travaille en amont, avant l’apparition de problèmes lourds. Il se veut aussi un outil intersectoriel, au confluent des secteurs de l’aide à la jeunesse, du handicap et de la santé mentale. L’ASBL a d’ailleurs déjà amorcé de belles collaborations avec le réseau Archipel (santé mentale) et le projet « En Terre-1-Connue » de l’ASBL Amarrage (aide à l’enfance).
Un projet qui fait visiblement beaucoup de bien aux enfants qui fréquentent l’ASBL, mais pas seulement : « On nous a proposé d’accueillir un groupe de seniors atteints de démence. Nous n’y avions pas pensé au départ, mais nous avons accepté et ce fut une expérience aussi étonnante que bouleversante. En s’occupant des animaux, ces personnes se rappelaient soudain leur enfance. Certaines, murées depuis longtemps dans le silence, se remettaient à parler… »
L’association est récente, et les projets de développement ne manquent pas : reconnaissance par l’AVIQ (Agence wallonne pour une vie de qualité), potager socio-thérapeutique, rénovation de la grange pour y loger les poneys… et aussi étendre ses activités à tous les jours de semaine.
Actuellement, l’ASBL est ouverte les jeudis et vendredis. Découvrez ses activités en images sur Facebook ou contactez l’association : lerepitdescenses@gmail.com.