[Ils font le BW] Léa, une talentueuse judokate soutenue par le Brabant wallon
Description: **Elle n’a que 15 ans mais défie déjà ses aînées avec un réel succès. Troisième aux championnats de Belgique cadets en 2026, médaillée de bronze au championnat régional séniors mi-octobre, la jeune judokate Léa Blackman poursuit sa progression linéaire. Ses récentes performances lui permettront de se mesurer aux meilleurs Belges de moins de 48 kilos, le 31 octobre, à Lommel. Preuve que le talent n’attend pas le nombre des années.**
« J’ai commencé le judo à 8 ans à La Hulpe, explique la Genvaloise. J’ai beaucoup appris techniquement dans ce club qui m’a transmis la passion du judo. Vu qu’il officiait peu en compétition, j’ai toutefois décidé de continuer mon parcours à l’Inter Gembloux-Wavre. Ce transfert m’a permis de progresser et de poursuivre mon évolution en compétitions nationales et internationales, notamment en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Pologne. J’ai aussi pu participer à un stage de douze jours au Kazakhstan avec mon club et en Suisse cet été avec la Fédération Judo Wallonie-Bruxelles. »
Léa gravit les échelons rapidement, sans se départir de son appréciable simplicité. Actuellement en première année dans la catégorie U18, la jeune judokate se frotte quasi constamment à des compétiteurs plus âgés qu’elle. « Je combats avec les moins de 48 kilos. Dans la catégorie U18, les filles ont un ou deux ans de plus. Par contre, dans les compétitions pour séniors, seul le poids compte. J’essaie de m’améliorer au contact d’adversaires plus expérimentées. Je travaille beaucoup sur mes failles avec mon coach. Je veux constamment progresser. »
Une saine ambition au regard de ses qualités. Prochain objectif : décrocher sa ceinture noire le 20 décembre prochain. Avec quatre entraînements hebdomadaires et une scolarité en quatrième année à Notre Dame des Anges à Genval, la jeune Brabançonne wallonne arrive jusqu’à présent à assumer son agenda chargé. « L’école est à deux minutes de chez moi. Je perds donc un minimum de temps en déplacements et profite des heures de fourche pour rentrer à la maison et étudier. Grâce à mon statut Jeune Talent Adeps depuis septembre, l’école a allégé mon programme. Elle se montre compréhensive et me soutient. Pour l’instant, j’arrive à combiner les deux. Je sais que les études sont prioritaires. En Belgique, il est difficile de ne vivre que du judo. Mon souhait est de devenir vétérinaire tout en continuant à m’organiser comme je le fais actuellement afin de poursuivre ma passion pour le judo. »
Lucide et mature, Léa Blackman se montre également reconnaissante envers son entourage, à commencer par ses parents, et les pouvoirs publics. « Les compétitions coûtent cher, surtout à l’étranger. Il faut payer les déplacements, les hôtels et les frais sur place. La majorité des dépenses sont à notre charge. Heureusement, la Fédération Judo Wallonie-Bruxelles nous aide avec des sélections pour quelques compétitions et stages, tout comme la Province du Brabant wallon qui m’a octroyé une bourse cette année. Le Bw encourage les jeunes élites sportives. C’est très important. »
C’est, aussi, pour remercier tous ceux qui croient en elle que Léa espère briller ce 31 octobre dans le Limbourg. Elle s’y déplacera sans pression mais pas sans ambition. Tous nos encouragements l’accompagnent…