[Ils font le BW] Max Vandervorst, luthier sauvage et pataphoniste
Description: Luthier sauvage, pataphoniste, c’est comme ça que se définit Max Vandervorst, « parce que tant qu’à être mis dans des cases, autant les définir soi-même ». Le musicien et compositeur est inventeur d’instruments de musique depuis plus de 30 ans. Aujourd’hui, il sort un CD : Pataphonia, la petite musique des choses. Des compositions instrumentales originales qui sont nées dans la grange qui lui sert d’atelier dans la campagne d’Enines (Orp-Jauche).
« Le pouvoir évocateur des objets », c’est ce qui a inspiré Max Vandervorst, il y a plus de 30 ans. Assistant social de formation, il n’a jamais exercé cette profession. « J’ai une formation classique en clarinette, j’ai commencé comme musicien de Christian Merveille. Je jouais de la guitare, de l’harmonica, j’étais un peu un homme-orchestre. Et je me suis rapidement rendu compte du pouvoir évocateur des objets. Quand je sortais des sons de mon arrosoir, plus personne ne regardait le chanteur » sourit Max Vandervorst, qui est animé par la scène « parce que voir et entendre un objet, c’est mieux. C’est comme cela que la magie opère, que l’émotion nait ». La preuve avec son numéro clownesque à l’aspirateur qui connaît un beau succès auprès du public.
Cet aspirateur, c’est l’un des instruments issus d’objets de récupération détournés, mais Max Vandervorst joue aussi sur une boite d’allumettes géante : une « matchbox guitar » ou encore un scoutophone : une série de gourdes suspendues et des plateaux en inox. Sans oublier une série de vieux fers à repasser qui tous tiennent la note. « La récupération d’objets, ce n’était pas encore dans l’air du temps il y a 30 ans » plaisante ce précurseur du recyclage, « mais les gens ont été touchés ». Et les spectacles et animations dans les écoles se sont enchainés.
Le 30 septembre prochain, le musicien sortira son troisième album chez HomeRecords : « Pataphonia, la petite musique des choses », 12 titres instrumentaux. Des sons qui illustrent la tendresse de la vie, un peu à la Jacques Tati. Il y a des polkas, des valses, des tangos… Des compositions instrumentales originales issues de ces instruments inventés : tableaux d’éveil, clavier d’ordinateur, verres et autres objets divers de «la petite brocante musicale» … « J’ai choisi des sons qui intriguent, des sons qui se marient bien avec les instruments traditionnels – qui accompagnent la lutherie sauvage sur cet album - et des sons uniques qui emmènent les auditeurs ailleurs. » Car écouter Max Vandervorst, c’est voyager vers cet ailleurs…
Cet album est né pendant le confinement. « J’ai fait le point, je me suis questionné. J’ai toujours vécu au rythme du «live», ce qui rend impossible de plancher sur un album. Un album demande un travail à long terme, pas uniquement deux jours par mois entre deux spectacles ». Pendant le confinement, les concerts ont été annulés. Et Max Vandervorst a travaillé dans la grange qui lui sert d’atelier depuis 12 ans, dans la campagne d’Enines à Orp-Jauche. Au milieu des roses trémières colorées qu’il affectionne, le musicien a planché sur des maquettes. « Je les ai envoyées à des amis, à mes petits-enfants, et elles ont fait bouger les plus petits et suscité l’enthousiasme des plus grands ». Le label HomeRecords y a vu « des petites histoires dont on a envie de connaître la suite ». L’album de 12 titres est en cours de mixage. Il sortira le 30 septembre.
Plus d’infos : maxvandervorst.be
Site web :
https://www.maxvandervorst.be/