[Ils font le BW] Sophie Wieme, une céramiste avec de l’or entre ses mains
Description: **Assiettes, bols, vases ou encore tasses, la céramiste Sophie Wieme expose ses nombreuses créations dans sa boutique à Villers-la-Ville. Rencontre.**
Les fêtes de fin d’année approchent et avec elles son lot de cadeaux. En cette période si particulière, acheter auprès des commerçants locaux, fortement touchés par la crise sanitaire, semble être plus que nécessaire. C’est ce qui nous a poussés à découvrir la boutique de Sophie Wieme, une céramiste située à Villers-la-Ville.
Elle s’est lancée il y a trois ans et demi dans cette grande aventure : devenir indépendante à temps plein et faire de sa passion son métier, la poterie. «J’étais employée à l’Abbaye de Villers-la-Ville en tant que gestionnaire de projets et d’événements. Lors de ma première grossesse, j’ai beaucoup réfléchi à mon avenir et je me suis décidée à devenir indépendante. J’ai toujours su que je serais indépendante un jour et là, j’étais prête à lancer mon projet», nous raconte la jeune femme.
C’est dans une partie de l'ancien atelier de menuiserie de son papa qu’elle a installé son four. Peu de temps après, Sophie Wieme a ouvert, au même endroit, sa propre boutique. Ses nombreuses créations y sont exposées : assiettes, bols, plats, vases, gobelets ou encore cache-pots. Débordante d’idées, Sophie Wieme travaille également sur d’autres créations comme des tables d’appoint avec des pieds en métal. «Le côté créatif m’a toujours attiré. C’est un travail à l’infini, on peut créer plein de formes possibles avec des couleurs différentes. Il y a toujours à apprendre», explique-t-elle.
Toutes les pièces sont réalisées à la main. Chaque pièce créée est unique et prend en quelque sorte vie. «En premier lieu, je dois malaxer les balles de terre. Ensuite, je fais le tournage, c’est la création de la pièce. Après quelques jours de séchage vient le tournassage afin de faire le pied et d’affiner la pièce. Un deuxième temps de séchage est nécessaire puis c’est le moment de la première cuisson à 1000 degrés. Après avoir mis l’émail, la pièce retourne au four à 1260 degrés.»
Reconnue légalement en tant qu’artisan, Sophie Wieme souhaite sensibiliser les citoyens à l’artisanat. «J’ai l’impression qu’avec le Covid-19, on parle davantage de l’artisanat. Je remarque personnellement que j’ai de plus en plus d’objets faits par des artisans dans ma maison et c’est vraiment chouette, poursuit la céramiste. J’essaye d’acheter des cadeaux chez des créateurs, des artisans. On peut acheter artisanat sans que ce soit trop cher.»
Suite aux récentes mesures sanitaires, Sophie Wieme peut à nouveau accueillir sa clientèle. Une excellente nouvelle pour elle qui travaillait pour la période des fêtes depuis mi-septembre. Elle a d’ailleurs mis en ligne son agenda des fêtes que vous pouvez retrouver sur sa page Facebook.