[Le BW se construit] De Court-Saint-Etienne à Wavre à vélo
Description: Une cyclostrade, c’est une autoroute cyclable en site propre située le plus souvent le long de lignes de chemin de fer ou d’un axe routier important. La cyclostrade de la Dyle reliera Court-Saint-Etienne et Wavre. Ce projet est financé par la Région wallonne, mais piloté par le Brabant wallon.
La cyclostrade de la Dyle reliera la gare de Court Saint Etienne à celle de Wavre le long des lignes 140 (Ottignies-Charleroi) et 139 (Ottignies-Louvain) sur un cheminement vélo en site propre et sécurisé. La Région wallonne finance ce projet à hauteur de 8,7 millions d’euros, mais a délégué la maîtrise de l’ouvrage au Brabant wallon qui pilote ce projet de l’étude à la réception du chantier. Avant de pédaler sur la cyclostrade de la Dyle, il faudra toutefois encore patienter. Les travaux pourraient débuter dans deux ans et sont planifiés sur cinq ans.
«Six tronçons sont prévus et certains seront plus compliqués à mettre en œuvre, indique Pierre Francis, Directeur du service environnement et développement territorial du Brabant wallon. Aux abords de la gare d’Ottignies ou sur le site des bétons Lemaire (Mousty), les ouvrages d’art sont complexes et d’autres acteurs sont impliqués comme Infrabel et le promoteur du site, Matexi. Sur le site Henricot 2 à Court-Saint-Etienne, la cyclostrade est une charge d’urbanisme (c’est-à-dire des travaux imposés au demandeur du permis d’urbanisme), ce tronçon devrait donc se concrétiser plus rapidement. Enfin, entre Wavre et Limal, quelques acquisitions de fonds de terrains d’entreprises seront nécessaires ponctuellement.»
215 kilomètres de corridors cyclables
Cela prendra du temps. Mais une fois terminée, la cyclostrade de la Dyle sera connectée au Ravel entre Court-Saint-Etienne et Nivelles. Le centre et l’ouest du Brabant wallon seront ainsi reliés par un cheminement cyclable sécurisé, en site propre. La cyclostrade de la Dyle entre pleinement dans la stratégie BW 2030 dont l’un des objectifs est de créer 215 kilomètres de corridors cyclables. Il s’agit de faire du vélo un moyen de transport efficace et sécurisé pour les déplacements domicile-travail vers Bruxelles et la Flandre (Leuven) mais aussi d’ouest en est en Brabant wallon.
«Créer des infrastructures cyclables avant d’urbaniser, c’est la vision globale et stratégique du Brabant wallon, précise Pierre Francis. Ce qui permettra aux nouveaux habitants de renoncer à une deuxième voiture par ménage et donc de contribuer à diminuer la saturation sur les routes et diminuer l’empreinte écologique du territoire.» A Tubize, le long de l’ancienne ligne de chemin de fer 115, un cheminement cyclable sécurisé réalisé conjointement par le Brabant wallon et la Région wallonne se finalise entre le Canal Charleroi-Bruxelles et Braine-le-Château. A terme, d’ici 2025 grâce à l’investissement de la commune de Braine-le-Château, du Brabant wallon et de la Région, c’est un corridor cyclable complet qui permettra de relier le site des anciennes forges de Clabecq en cours d‘urbanisation et la gare de Braine-l’Alleud.
Cinq fois plus de travailleurs à vélo
D’autres cyclostrades sont envisagées en Brabant wallon, le long de la E411 et de la N4 entre Bruxelles et Louvain-la-Neuve et le long de la N275 à La Hulpe où des travaux sont déjà en cours, pilotés par la Région wallonne. Une étude est aussi en cours concernant la N4 vers Gembloux. D’autres suivront le long de la N5. Enfin, dans l’est du Brabant wallon, cette stratégie se déploie en veillant à relocaliser des pôles d’emplois à proximité des infrastructures cyclables existantes dont les deux Ravel de la Croix de Hesbaye (L142 Namur-Landen et L147 Gembloux-Tirlemont) à Ramillies. Via l’Agence de Promotion immobilière du Brabant wallon (API BW), le Brabant wallon a racheté la gare de Ramillies et les terrains annexes pour y déployer un micro-pôle d’emploi à portée de vélo. Un projet mené en partenariat avec in BW, le GAL Culturalité et la Commune.
Ces cheminements seront complétés par des liaisons supra-communales et de desserte locale. La Région wallonne veut multiplier par cinq l’utilisation du vélo dans les déplacement domicile-travail d’ici 2030, avec le but d’avoir un impact positif sur la mobilité et le climat.