[Le BW se construit] Des bâtiments provinciaux toujours moins gourmands en énergie
Description: **Le Brabant wallon vient d’évaluer les résultats de la première année de son contrat d’optimisation énergétique passé avec la société Optiwatt et portant sur la consommation d’énergie de 80 bâtiments (sur un total de 160). Les résultats dépassent les espérances: l’économie d’énergie sur cette première année a atteint 32,2 %, soit près du double de l’économie visée. Cela équivaut à économiser 765.000 litres de mazout, ou 515.000 euros.**
Dès sa création en 1995, le Brabant wallon s’est engagé pour la protection de son environnement et une gestion rigoureuse des finances publiques. En 2008 il a débuté un processus de longue haleine visant à réduire considérablement la consommation en énergie des quelque 160 bâtiments qui abritent son administration ainsi que les nombreuses institutions qu’il gère: écoles, domaines provinciaux, centres PSE et PMS… Les premières années, un cadastre des compteurs a été établi, puis chaque bâtiment a été équipé de compteurs de passage individuels permettant d’en mesurer précisément la consommation énergétique.
A partir de 2015, un plan pluriannuel de rénovation et de mise en conformité des chaufferies a pu être mis en œuvre. Les deux plus importantes mesures de ce plan ont consisté à remplacer les vieilles chaudières à mazout par des chaudières à gaz ou à biomasse, bien plus performantes et moins polluantes, et à mettre en place une gestion technique centralisée qui permet de programmer et gérer à distance le chauffage dans chaque bâtiment et même dans différentes parties de celui-ci. Cette modernisation des installations a déjà permis d’importantes économies, et l’abandon progressif des énergies fossiles a réduit considérablement les émissions de carbone.
«Pour aller encore plus loin dans le principe d’une consommation raisonnée et pour viser les objectifs d’efficacité énergétique et de décarbonation fixés par l’Union européenne d’ici à 2050, la décision a été prise de faire appel à une société extérieure afin d’optimiser les installations énergétiques et la consommation. C’est la société Delpower qui a remporté ce premier marché «test»: il portait sur 4 sites représentant environ 15% du patrimoine immobilier provincial: Campus BW (le siège de l’administration, à Wavre), l’IPES Wavre, l’IPET Nivelles et l’IMP Nivelles. Au vu des excellents résultats, un nouveau marché public a été lancé pour optimiser cette fois la consommation de 80 de nos bâtiments. Ce marché a été remporté par Optiwatt. Le principe est que la société d’optimisation est rémunérée par un pourcentage des économies réalisées grâce à elle, c’est donc une stratégie win-win!» nous explique Nicolas Demaret, directeur de l’administration des infrastructures.
Comme déjà constaté avec l’optimisation réalisée par Delpower, les économies sont surtout réalisées sur la consommation de gaz et de mazout, grâce à un meilleur paramétrage des installations. Le suivi rigoureux de leur fonctionnement par l’installation de sondes de chaleur ambiante permet, entre autres, l’arrêt complet du chauffage pendant les périodes d’inoccupation tout en anticipant la relance pour éviter tout inconfort des usagers. Cette première année du nouveau contrat a aussi permis à Optiwatt d’identifier différents problèmes menant à une surconsommation de chauffage dans certains bâtiments : mauvaise isolation, humidité, pannes diverses… En résolvant ces problèmes partout où c’est possible, le Brabant wallon devrait encore réaliser des économies substantielles dès la deuxième année, comme nous le confirme Nicolas Demaret:
«Grâce à la stratégie mise en place, le Brabant wallon suit la bonne courbe de tendance pour respecter l’objectif 2050. Toutefois, pour atteindre les 100% d’énergie décarbonée, de gros investissements seront nécessaires : il faudra miser de plus en plus sur l’énergie électrique, et nous devrons aussi atteindre des niveaux de performance énergétique supérieurs pour une partie de nos bâtiments afin de compenser ceux qui ne pourront pas y arriver. Je pense, par exemple, au Château d’Hélécine, qui est une construction ancienne et classée au patrimoine, ce qui limite les transformations…
Au-delà de la lutte contre le réchauffement climatique, atteindre l’objectif 2050 nous rendra aussi plus résilients face aux crises énergétiques car moins dépendants de sources d’énergies fossiles qui ne sont pas extraites en Europe.»
Fort des résultats exemplaires déjà obtenus, le Brabant wallon reste mobilisé afin de réduire son empreinte énergétique en poursuivant les travaux de rénovation de ses bâtiments (IPES Wavre...) et en optimisant leur consommation d’énergie.