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Culture

L’été sera culturel en Brabant wallon. De nombreux spectacles, soutenus par le Brabant wallon, seront proposés et il y en aura pour tous les goûts.

Revivre des grands moments d’Histoire, rire, voyager dans un monde imaginaire, s’extasier devant des performances scéniques et physiques ou encore renouer avec la poésie : vous trouverez votre bonheur dans les lieux historiques et touristiques du Brabant wallon, tout au long de l’été.

Première étape de ce tour d’horizon culturel, le spectacle en plein air dans les ruines de Villers-la-Ville est un rendez-vous incontournable de l’été en Brabant wallon. Cette année, Le Procès de Jeanne d’Arc mis en scène par Hélène Theunissen d’après George Bernard Shaw se tiendra dans les ruines de Villers du 11 juillet au 10 août. Le public assistera au procès d’inquisition de celle qui fut accusée d’hérésie en 1431. «Un procès, c’est très fort théâtralement, précise Patrick de Longrée, le producteur du spectacle Le Procès de Jeanne d’Arc. On y retrouve des questions, des réponses, des accusations, des doutes. De plus, le public sera face à une forme d’épopée, puisqu’au cours de son procès, Jeanne d’Arc retrace toute son histoire».

La mise en scène sera réaliste et austère. La scénographie dépouillée fera la part belle aux flammes des bougies, des braseros, des candélabres et du bûcher. Les vieilles pierres de l’abbaye formeront un cadre idéal pour évoquer le XVe siècle et le procès de Jeanne d’Arc. Le spectacle se déroulera à deux endroits différents : dans le cimetière et dans la nef. A noter que le rôle de Jeanne d’Arc sera interprété par la jeune actrice Laura Fautré qui a joué dans la Belle et la Bête au château de Rixensart, l’été dernier. 

Le Procès de Jeanne d’Arc confirme le succès des spectacles en plein air de l'asbl Del Diffusion. Les chiffres sont impressionnants : les 37 éditions des spectacles théâtraux d’été dans les ruines de Villers ont mobilisé 666 acteurs durant 863 représentations qui ont réjoui 686.200 spectateurs.

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De l’abbaye au château 

Autre lieu historique pour un spectacle en plein air : dans le magnifique cadre du château de Rixensart, cette fois, du 16 juillet au 17 août, les spectateurs retrouveront une adaptation libre et contemporaine d’Alice au Pays des Merveilles. «Une version actualisée de cette œuvre intemporelle, réécrite sur mesure pour le château de Rixensart» annonce la D3 Drama Company. L’histoire bien connue de Lewis Carroll évoquera des thématiques essentielles comme l’apprentissage, la morale, l’absurde, le libre arbitre, le pouvoir ou encore la liberté. 

20 acteurs seront sur scène dans deux espaces pour offrir un spectacle féérique. 20 représentations sont programmées et le lieu peut accueillir jusqu’à 600 personnes par soir. Et puisque l’événement a aussi pour but de mettre en avant le patrimoine, le public pourra s’imprégner du lieu avant le spectacle et déambuler librement dans le domaine. 

Deux créations et dix scènes d’humour

A deux pas du lac de Genval, c’est le retour du festival d’humour Il est temps d’en rire qui fête sa cinquième édition du 4 juillet au 8 septembre. Le festival, qui a vu le jour en 2020 à l’initiative de Thibaut Nève et David Hellebrandt, est devenu un rendez-vous attendu de l’été et la promesse d’un moment d’humour garanti. Au programme, deux créations : Silence on tourne jouée pour la première fois en Belgique, du 4 juillet au 3 août (20 h 45) et Sortie de secours, le 22 août, le 1er septembre et du jeudi 5 au dimanche 8 septembre à 18 h. 

S’y ajoutent dix spectacles d’humour, avec Anne Roumanoff, Guillermo Guiz, Antoine Donneaux, Sarah Lélé, l’Atout Comedy Club ou encore What the fun, la tournée du Stand-Up. Pas de gradins à Genval, mais des transats qui témoignent de l’ambiance résolument décontractée du festival. Là aussi, le site ouvre ses portes une heure avant chaque représentation, afin de permettre au public de profiter de la magie des lieux avant le spectacle. 

«Nous mettons tout en œuvre pour que le festival respecte ses promesses de rire, de détente, de joie de vivre.» indiquent les organisateurs d’Il est temps d’en rire. 

Des bancs d’essai au Foyer populaire

Le cirque n’est pas oublié du programme estival. «Le Centre culturel du Brabant wallon a pour vocation d’agir sur l’ensemble du territoire, indique sa directrice, Françoise Kolen. On a plusieurs axes d’action : la jeunesse, l’éducation permanente, la coopération avec les centres culturels, l’urbanisme, mais aussi le cirque. Au fil des années, notre spécificité « cirque » a d’ailleurs pris le dessus sur les autres disciplines. Le CCBW a été reconnu il y a quelques années pour sa spécialisation en cirque et en arts de la rue.»

Le festival En l’air du Centre culturel du Brabant wallon se tiendra au PAMexpo de Court-Saint-Etienne du 11 au 14 novembre. Mais durant toute l’année, le Centre culturel du Brabant wallon accueille des répétitions et créations de compagnies circassiennes au Foyer populaire, une salle particulièrement adaptée aux arts du cirque, vu sa hauteur de plafond. 

En 2023, 23 compagnies ont été accueillies pour une durée d’une à trois semaines en fonction de leur processus de création. Régulièrement, des bancs d’essai sont d’ailleurs proposés au public qui peut ainsi découvrir des étapes de travail des compagnies. Pour les artistes, c’est une manière de tester leur travail devant un public, d’éprouver une partie de leur spectacle et de faire les ajustements nécessaires. Au terme du spectacle, les artistes rencontrent les spectateurs afin de leur demander ce qu’ils ont compris, ce qu’ils ont aimé, ce qui les a émus ou interpellés.

Du 25 juin au 3 juillet, la Compagnie Mocktail a répété son spectacle : The Pack, une performance interactive qui analyse les différentes dynamiques dans notre société. Cette compagnie multidisciplinaire, qui compte quatre artistes, combine la danse, le cirque contemporain, le théâtre physique et la performance. Le public pourra d’ailleurs découvrir The Pack au parc Nelson Mandela, le 13 juillet. «On tente de suivre les compagnies que nous accueillons en résidence et de programmer leur spectacle soit au festival En L’Air, soit au festival Kunsten/Bois des Arts, dans le cadre de Place aux Artistes, de Scènes de Villages ou du P’tit Cirq’en Palc. Ce sera d’ailleurs le cas pour les Compagnies Hopscotch et Mocktail qui se produiront au P’tit Cirq’en Palc à Wavre.» indique Julie Delecocq, chargée de projet arts du cirque au CCBW. 

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Cinq scènes en plein air

Pour les amateurs de cirque en plein air, performances physiques et poésie seront donc au rendez-vous cet été, à Wavre, au parc Nelson Mandela. Depuis 2008, le P’tit Cirq’en Palc fait vibrer la cité du Maca au rythme des arts du cirque. Le P’tit Cirq’en Palc, coordonné par l’Ecole de cirque du Brabant wallon et soutenu par le CCBW, c’est d’abord un stage résidentiel pour les jeunes de 12 à plus de 18 ans du 7 au 14 juillet. Mais c’est aussi un festival gratuit, les 13 et 14 juillet. 

Pas de chapiteau dans le parc Nelson Mandela, mais cinq scènes qui accueilleront 200 artistes. Lors des deux jours du festival, les stagiaires présenteront leurs créations qui formeront une programmation diversifiée allant de la jonglerie aux acrobaties, en passant par des numéros de trapèze volant, de danse verticale et de grimpe d’arbres. S’y ajouteront les numéros des étudiants sortant de l’Ecole supérieure des Arts du Cirque et de compagnies professionnelles. 

En plus, des animations seront proposées aux enfants : jonglerie (diabolo, assiettes, massues) et équilibre (pédalos, boule).

Emotions et Histoire

Enfin, en septembre, rendez-vous dans les salles obscures des Cinés Wellington à Waterloo : émotions et histoire se conjugueront harmonieusement lors du 12e Festival du Film historique de Waterloo (WaHFF) qui se déroulera du 19 au 22 septembre. A l’affiche de ces quatre jours, une sélection des meilleurs films historiques récents. Fictions ou documentaires seront dévoilés en présence d’invités de prestige. Films d’époque, biopics, films de guerre, en costume… Une trentaine de films seront programmés, dont certains en avant-première. 

Vu la richesse et la diversité de l’offre culturelle de cet été en Brabant wallon, chacun y trouvera sans aucun doute une occasion de découvrir, de vibrer, de s’émerveiller, ou d’apprendre. Consultez les programmes, réservez vos places, vivez des moments inoubliables et laissez-vous emporter par les performances et la créativité des artistes. 

Le Brabant wallon soutient de nombreux acteurs et événements culturels. Quels sont les maitres-mots qui guident la politique culturelle du Brabant wallon ? 

Le Brabant wallon, en tant que pouvoir local, ne définit pas les règles qui régissent le secteur mais il participe, encourage et intensifie la dynamique culturelle sur son territoire. 

Cela passe par l’accompagnement des grandes structures comme les théâtres, les centres culturels, mais aussi par le soutien aux opérateurs plus locaux. L’aide est donc à la fois permanente et événementielle en fonction des initiatives associatives.

Le Brabant wallon vise à l’émulation dans toutes les disciplines artistiques : la danse, le chant, le théâtre… En matière de lecture publique, il a également à cœur de mettre en valeur des auteurs et ouvrages. Les arts plastiques ne sont pas en reste puisque le Brabant wallon est propriétaire d’une importante collection d’œuvres d’artistes brabançons qu’il dévoile au public de manière occasionnelle lors d’expositions ou dans différents bâtiments emblématiques (administrations, halls culturels, …).

Des actions culturelles spécifiques sont destinées à un public en particulier : les jeunes. Pourquoi ?

Depuis de nombreuses années, le Collège provincial a souhaité mettre l’accent sur «l’alliance» entre la culture et l’école. C’est ainsi que, grâce au soutien du Brabant wallon, de nombreux acteurs culturels du territoire ont pu créer des outils pédagogiques à destination des publics scolaires et des familles. Ce sont des instruments essentiels pour accentuer la médiation qui consiste à aider les enfants à comprendre et à établir une relation avec une œuvre culturelle, quelle qu’elle soit.

En cours de législature, le Parcours d’éducation culturelle et artistique (PECA) a été initié par la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’objectif vient rencontrer les préoccupations provinciales qui sont d’éveiller à la culture, de donner le goût de l’art dès le plus jeune âge pour forger des citoyens éclairés. 

Comment le CCBW contribue à la cohésion du territoire du Brabant wallon ? 

Le Centre culturel du Brabant wallon est reconnu comme centre régional. Il n’est donc pas attaché à une commune mais à un territoire plus large. Cela lui permet de prendre en charge des problématiques importantes et de répondre à des enjeux sociétaux qui dépassent les frontières locales. Il questionne ainsi les caractéristiques du Brabant wallon, ce qui en fait sa richesse, sa différence. 

Sa marque de fabrique, ce sont les projets participatifs, dans lesquels les citoyens sont acteurs et construisent eux-mêmes l’événement culturel. Il est aussi le partenaire privilégié des communes qui n’ont pas de Centres culturels afin que leurs habitants puissent eux aussi bénéficier d’une offre culturelle de proximité.