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Enseignement : l’orientation scolaire, tous concernés !

Lorsqu’on parle d’orientation scolaire, on pense régulièrement à l’orientation prise après ses études secondaires. Toutefois, celle-ci est entreprise bien plus tôt par les professionnels de l’éducation: en début de l’enseignement secondaire, fin d’un tronc commun d’apprentissage, voire de plus en plus tôt, l’orientation scolaire s’invitant en fin d’enseignement primaire. C’est le cas, notamment, par le TechTruck qui sillonne chaque semaine les routes brabançonnes wallonnes et fait escale dans de nombreuses écoles primaires. Équipé de technologies telles que l'impression 3D, la découpe laser et la fraiseuse CNC, le TechTruck est un véritable laboratoire mobile de créativité accessible à tous! Par le soutien du Brabant wallon, l’activité est entièrement offerte à tous les élèves, tous réseaux confondus.

Degrés ? Formes d’enseignement dans l’enseignement secondaire ordinaire ? Options ? 
Il y a de quoi en perdre son latin !

Il n’est pas toujours simple de s’y retrouver dans les nombreuses propositions d’orientation, d’études ou de formations qui peuvent s’offrir à vous ou à votre enfant dans l’enseignement secondaire ordinaire. Cet article va tenter de rendre accessibles les nombreuses informations qui pourraient vous parvenir dans les prochaines semaines.

Actuellement, l’enseignement secondaire se décline en un premier degré d’observation (12 à 14 ans – maximum 16 ans), un second degré d’orientation (de 14 à 16 ans) et un troisième degré de détermination (dès 16 ans).

Dès le second degré, votre enfant sera invité à choisir entre quatre formes d’enseignement secondaire. Quelle est la meilleure? Clairement, elles ont toutes des avantages. L’important est le respect du choix, de l’orientation du jeune et de son épanouissement futur. L’objectif doit toutefois être clair. Le souhait de se diriger vers des études supérieures ou vers une orientation professionnelle permettra de déterminer le choix de la forme : général de transition, artistique ou technique de transition, artistique ou technique de qualification et professionnel.  En matière de rythme pédagogique, celles-ci pourraient s’illustrer comme suit :

Part estimée d'un enseignement théorique

Part estimée d'un enseignement pratique

Général de transition 90% 10 %
Artistique et technique de transition 75 % 25 %
Artistique et technique de qualification 50 % 50 %
Professionnel 25 % 75 %

En ce qui concerne les choix d’option, il est impossible pour cet article de tous les détailler. Toutefois, des tests d’orientation  peuvent être réalisés par le centre PMS attaché à l’école de votre enfant. La Province du Brabant wallon organise trois centres PMS : un situé à Jodoigne, un second à Wavre et un troisième à Nivelles.

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L’orientation débute donc dès la plus tendre enfance car elle se construit tout au long de la scolarité de l’élève et vise à lui proposer, dès la première année du secondaire, des activités d’exploration et d’expérimentation professionnelles. Elle permet à l’élève de s’épanouir, de découvrir le monde extérieur, le monde du travail, d’appréhender ses qualités, ses goûts, ses forces et d’amener l’élève à faire un choix d’orientation bien construit qui sera la clé de sa réussite personnelle et professionnelle.

Les équipes éducatives œuvrent ensemble à la construction du projet d’orientation de chaque élève en agissant sur trois principaux points d’action de l’orientation :

Le premier point d’action consiste à infuser des éléments d’orientation tout au long de la scolarité de l’élève pour qu’il se construise une meilleure connaissance de lui-même, du monde en général et du monde professionnel dans lequel il vit et sera amené à s’épanouir.  Le deuxième point d’action est une collaboration de tous les acteurs impliqués dans l’orientation: élèves, enseignants, parents, CPMS, professionnels et partenaires socio-culturels, pour une orientation de la réussite. Le troisième point d’action est l’implication et la mobilisation de l’élève dans des activités d’orientation dès la première secondaire, l’élève étant et restant acteur de son apprentissage.

Sur ce point, L’enseignement provincial propose aux jeunes des options dans un très grand nombre de secteurs, tant en général ou en général de transition qu’en technique de qualification et en professionnel.  L’équilibre sport et études dans l’esprit «bien dans son corps, bien dans sa tête» est un axe prioritaire pour les jeunes qui souhaitent s’assurer une formation générale tout en développant leurs compétences sportives.

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Agronomie, industrie, construction, hôtellerie, habillement, arts appliqués, économie, services aux personnes, sciences appliquées… tant de domaines où l’enseignement qualifiant propose des études qui permettent aux jeunes d’acquérir les compétences au sein de leur école avant de les appliquer en milieu professionnel. Non, l’enseignement qualifiant n’est pas fait pour les nuls! C’est même un enseignement exigeant qui aboutit très régulièrement à un contrat d’engagement.

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De plus, au sein de l’enseignement provincial, ce large éventail d’options sera complété à partir de cette année par une option exclusive en Belgique et même en Europe: l’ouverture d’une option «général sciences spatiales» (3e et 5e années) qui permettra aux élèves de s’orienter vers des métiers qui vont de la robotique et de la programmation jusqu’à la construction. Une véritable ouverture vers les métiers scientifiques et une multitude d’horizons professionnels.

Vous l’aurez compris, l’objectif de l’orientation scolaire est double: se centrer sur l’élève et le rendre capable de choisir son orientation et sa formation de façon autonome et réfléchie, ainsi que lui proposer une gamme d’options qui ouvrent une multitude de débouchés professionnels et qui lui permettent de trouver sa voie et de s’épanouir. 

Parents : 10 clefs pour la réussite scolaire de votre enfant !

Nous voici heureux d’un retour à une vie normale … ou presque. La crise de la Covid 19 a laissé des traces. Il est presque impossible de tourner la page et de continuer son chemin comme si de rien n’était. Certains de nos adolescents sont parfois pris dans la tourmente d’une situation ambigüe, tantôt heureux de retrouver le chemin de l’école et une vie sociale, tantôt éprouvant des difficultés à se projeter dans un avenir proche.  

En tant que parents, vous le remarquez peut-être: votre enfant, que vous connaissez pourtant bien, vous inquiète. Il se décourage facilement. Il a l’impression que l’apprentissage scolaire devient une montagne infranchissable. Il peut se montrer démotivé et donner l’impression de ne plus gérer correctement sa situation scolaire.  

Cet article est alors fait pour vous! Il vous présente 10 clefs, 10 conseils à suivre pour aider votre enfant et l’encourager vers la réussite scolaire. Certains vous paraitront logiques car vous les appliquez intuitivement depuis des années, d’autres vous ouvriront peut-être des pistes de réflexion ou vous donneront l’envie de les appliquer.

1. Manifester un intérêt pour l’apprentissage de votre enfant

Il est important de pouvoir installer un dialogue avec votre enfant sur son vécu scolaire. Manifester un intérêt pour l’apprentissage de son enfant ne signifie donc pas simplement ouvrir un bulletin de notes, le consulter et émettre ses commentaires.

Il est toujours bon de rappeler que l’école est le lieu où l’enfant passe une grande partie de son temps. Le repas du soir est souvent le moment le plus propice pour évoquer le déroulement de sa journée. N’hésitez pas à lui demander si elle s’est bien passée, s’il pense avoir réussi son interrogation, s’il a beaucoup de travail pour le lendemain, etc.

Inévitablement, s’intéresser à la scolarité de son enfant, c’est s’intéresser tout simplement à lui, lui donner de l’importance. A travers cette discussion quasi quotidienne, vous aurez l’occasion d’évoquer des thèmes tels que ses relations avec ses amis, ses enseignants, ses difficultés à suivre certains cours ou à comprendre certaines matières, et surtout de parler des orientations qu’il souhaite suivre.

2. Placer la priorité aux études de votre enfant

Bien entendu, les loisirs sont importants pour le jeune. Toutefois, les études doivent rester une priorité dans son apprentissage. Il est important que le jeune puisse garder dans son organisation une période quotidienne réservée au travail.

Par le dialogue, les parents doivent pouvoir faire comprendre à leur enfant qu’il ne travaille pas pour eux mais bien pour son avenir. Il est important d’établir le lien entre les futures études supérieures ou le travail souhaité par le jeune et les différents cours. Par exemple, il est bon d’encourager un élève qui souhaite devenir architecte à bien étudier les mathématiques car elles lui seront utiles dans la poursuite de sa scolarité.

Et s’il change d’avis? Le but recherché n’est pas de cloisonner le jeune dans un objectif immuable mais bien de contextualiser les compétences à maîtriser demandées par l’école.

3. Suivre ou continuer à suivre la scolarité de votre enfant‍

Dans l’enseignement secondaire, il n’est pas rare de constater que certains parents se disent dès la première année que leur enfant est «devenu grand» et n’a plus besoin d’être suivi car il a besoin d’indépendance.

Certes, le travail demandé par les enseignants doit être réalisé par les élèves eux-mêmes et les parents ne doivent absolument pas rester à côté pour que celui-ci se fasse.  Le jeune peut décider où il va étudier, par quel travail il va commencer… Cependant, les parents ne doivent pas hésiter à fixer des objectifs à court terme avec le jeune afin de lui manifester un intérêt et lui permettre de progresser plus activement. Par exemple, lorsqu’une interrogation récapitulative est fixée, le parent peut apprendre à son enfant à établir un plan de révision et vérifier si celui-ci est respecté.

4. Vérifier les acquis de votre enfant

Le jeune est souvent demandeur de plus en plus d’indépendance… et c’est totalement normal lors de son évolution. L’indépendance doit aussi être présente dans ses études. Ceci n’empêche pas que les travaux et les leçons soient vérifiés s’il en a besoin.

Ce contrôle permet d’identifier les éventuelles faiblesses de l’élève et surtout de constater l’évolution effectuée. Celle-ci amènera, à son tour, une amélioration ou un renforcement de sa confiance en lui.

Afin d’assurer un encadrement optimal, il est important que les parents puissent le féliciter pour tout objectif atteint.

5. Donner l’exemple

Ne dit-on pas «l’exemple vient d’en-haut»? Le parent doit être un exemple pour son enfant afin d’assurer son éducation et son suivi pédagogique.

Comment un enfant peut-il être honnête et adopter un comportement respectueux des règles si les parents eux-mêmes ne les respectent pas dans leur profession ou dans leur vécu? Comment un jeune peut-il être encouragé à travailler s’il entend le parent critiquer ou sous-évaluer l’enseignant ou le cours dans lequel il est en échec?

Il faut obligatoirement une cohérence entre sa manière d’être et les exigences demandées.

6. Privilégier une relation triangulaire Ecole – Enfant – Parents

Le partage d’informations entre les trois maillons de la relation triangulaire est indispensable. Il paraît bien souvent logique qu’un enseignant ou une direction informe les parents et le jeune d’une situation problématique dans le suivi de sa scolarité. C’est moins évident lorsque l’initiative devrait venir du jeune ou des parents.

L’absence de communication risque une complication avec «effet boule de neige» laissant place au découragement, voire à l’abandon de l’élève.  Celui-ci est malheureusement parfois initié par des réflexions assassines de parents telles que: «de toute façon, il a toujours été nul en math, je ne vois pas pourquoi cette année il n’aurait pas d’échec».

7. Faire confiance aux enseignants et à l’école, spécialistes de l’apprentissage

Inscrire son enfant dans un établissement scolaire c’est, sur un plan légal, être en accord avec le projet d’établissement, avec le règlement d’ordre intérieur et le projet pédagogique du Pouvoir organisateur. C’est aussi une marque de confiance envers l’équipe de direction et l’équipe pédagogique et éducative de l’école. Le but de chaque intervenant est de faire progresser l’élève. Il est important de pouvoir garder cette confiance, même si la scolarité du jeune ne se passe pas comme elle le devrait. Il faut pouvoir rapidement abandonner, s’ils apparaissent, les spectres d’enseignants exterminateurs dont le seul but serait de se réjouir du nombre d’élèves qu’ils ont mis en échec. Nous ne sommes plus en ce temps-là. D’ailleurs, y avons-nous été un jour? Les enseignants sont des professionnels de la pédagogie et des certificateurs de compétences. Placer un jeune face à un échec, lui indiquer que les compétences à atteindre ne le sont malheureusement pas fait partie aussi de leur travail.  Inévitablement, un reflet de la réalité fera réfléchir le jeune et sa famille et lui permettra de progresser.

8. Pour l’acquisition de certaines compétences, privilégier l’apprentissage par écrit

Dans certains domaines, tels que l’apprentissage des compétences en mathématique, en comptabilité, en langues modernes, en français, la méthodologie d’apprentissage appliquée par le jeune n’est pas toujours la plus adéquate. En effet, en conseil de classe ou en délibération, il n’est pas rare que des enseignants désespèrent car l’élève a échoué aux exercices malgré le fait qu’ils étaient identiques (avec uniquement modification de chiffres) à ceux présentés au cours. En outre, des parents sont souvent sincèrement étonnés de l’échec de leur enfant alors qu’il avait lu attentivement son cours, relu ses exercices et avait compris.

Certes, «comprendre» est une étape… «Savoir refaire» en est une autre. L’idéal pour l’apprentissage par écrit est de noter l’énoncé, corriger en reprenant le cours et refaire l’exercice soit directement, soit à un autre moment si celui-ci n’était pas réussi.

9. Enlever les sources de distraction dans le lieu d’apprentissage

SMS, courriels, Facebook, Snapchat, Tik Tok… Autant de moyens de communication qui permettent de vivre dans un monde hyper connecté. Comment peut-on être concentré entre la réception d’un sms, la réponse à un courriel voire à un message lié aux réseaux sociaux?

Que ce soit dans la cuisine, dans la chambre ou encore dans le salon, le jeune doit se sentir dans un lieu propice à l’apprentissage où il pourra être plus « isolé » ou du moins, pas «connecté». Un soutien parental est parfois bien utile car la tentation peut être très forte. Lors du passage à l‘adolescence, le jeune aura de plus en plus besoin d’autonomie. Il est toutefois important que les parents se montrent disponibles et, comme déjà indiqué, attentifs à son parcours scolaire.

10. Apprendre à définir son rythme de travail

Beaucoup de jeunes sont déstabilisés s’ils sont habitués à travailler irrégulièrement ou qu’ils ont perdu le rythme d’apprentissage. Il est important de redéfinir avec eux un rythme de travail. A quel moment, après l’école, le jeune est-il le plus enclin à effectuer son travail à domicile? Plus le jeune va grandir, plus il manifestera son souhait d’autonomie. La bonne attitude consiste à répondre à ses besoins d’indépendance en lui faisant confiance tout en exprimant sa disponibilité et son intérêt pour l’évolution de ses études.

Comme le disait Albert Einstein : «Un problème sans solution est un problème mal posé». La réussite scolaire ne dépend pas uniquement de ces dix points. Bien d’autres facteurs entrent en compte. La mise en application de ceux-ci peut concourir à la mise en place d’un climat serein de travail et d’apprentissage à domicile, fertile à une réussite scolaire; le tout sans obliger les parents à être des hyper parents pour des enfants super héros.